Journée fleurie à Giverny – La Maison de Monet

Et le Musée de l’Orangerie

Je ne suis pas une grande amatrice de peinture mais dans mon article sur le Musée d’Orsay, je parlais de ma fascination pour les toiles de Monet, notamment les Nymphéas.

Nymphéas au Musée d’Orsay

Et après un passage au Musée de l’Orangerie, j’avais très envie de découvrir la Maison de Monet à Giverny, là d’où provient son inspiration pour ces oeuvres.

Première partie – Le Musée de L’Orangerie

Ce musée se situe dans le jardin des Tuilerie à Paris et je trouve qu’il est une excellente introduction à la découverte de Giverny. Je ne parlerai ici que de la partie sur les Nymphéas mais le musée propose aussi des collections temporaires.

Le site du Musée explique très bien le rapport entre ces toiles et le domaine de Giverny :

Le cycle des Nymphéas occupe Claude Monet durant trois décennies, de la fin des années 1890, à sa mort en 1926, à l’âge de 86 ans. Ce cycle est inspiré du jardin d’eau qu’il a créé dans la propriété de sa maison de Giverny en Normandie. Il aboutit aux ultimes grands panneaux donnés par Monet à l’Etat en 1922 et visibles au musée de l’Orangerie depuis 1927. […] Le célèbre bassin aux nymphéas inspire à Monet une œuvre titanesque composée de près de 300 tableaux dont plus de quarante panneaux de grands formats.

Le musée de l’Orangerie abrite huit compositions des grands Nymphéas de Monet réalisées à partir de différents panneaux assemblés les uns aux autres. L’ensemble représente une surface d’environ 200m². Et il faut reconnaître que les deux salles qui abritent les tableaux font forte impression.

Les murs ovales sont recouvert par les toiles

Les dimensions et la surface couverte par la peinture environne et englobe le spectateur sur près de 100 mètres linéaires où se déploie un paysage d’eau jalonné de nymphéas, de branches de saules, de reflets d’arbres et de nuages, donnant l’ »illusion d’un tout sans fin, d’une onde sans horizon et sans rivage » selon les termes mêmes de Monet. Les peintures et leur disposition font écho à l’orientation du bâtiment respectant les teintes de scènes de lever de soleil à l’est et de crépuscule à l’ouest matérialisant ainsi la représentation d’un continuum de temps dans l’espace.

Si tout cela sonne un peu pompeux, je ne peux pas nier que l’endroit ne laisse pas indifférent. Une de mes amies y venait régulièrement lors de ses études (le musée est gratuit pour les étudiants en art) et elle passait des heures à travailler dans ces salles.

Si je ne suis pas assez sensible à la peinture pour ressentir une telle sérénité dans ce lieu, j’ai néanmoins très envie de découvrir ce fameux bassin en vrai.

Deuxième partie – Ginerny

1. De Vernon à Giverny

Finalement, en juillet 2021, on se décide avec une amie pour une journée à Giverny. La meilleure période est plutôt au primtemps, lorsque tout est fleuri mais c’est aussi la période où il y a le plus de monde. Pas de chance pour nous, il pleut presque toute la journée mais cela donne une ambiance particulière au parc et notamment aux plans d’eau.

Pour aller à Giverny depuis Paris, il faut prendre le train à Saint-Lazare. Le trajet dure 50 minutes et coûte une quinzaine d’euros. Le train arrive à la gare de Vernon, il est alors possible de prendre un bus pour se rendre à Giverny, situé à 5km, ou bien d’y aller à pied par un sentier qui longe la Seine. Nous avons opté pour cette solution.

Le trajet depuis la gare de Vernon, relativement simple à suivre
On trouve quelques jolies maisons à Vernon

2. Le Jardin des Nymphéas

Arrivé sur place, on est surprise par le nombre de visiteurs, particulièrement les étrangers. C’est un jour de semaince (certes en juillet), il pleut et les restrictions liées au Covid sont encore très présentes. Je n’ose pas imaginer la quantité de monde qu’il peut y avoir en temps normal. D’autant que les chemins sont étroits et qu’on a déjà du mal à se croiser.

La visite comment directement par le jardin où se situe le célèbre bassin aux Nymphéas. Et franchement il est aussi beau qu’en peinture, peut-être même encore plus.

La pluie donne un très joli effet sur l’eau

On peut en faire de tour et explorer un peut diverses allées du jardin, toutes très fleuries. On sent beaucoup d’inspirations différentes qui ont servies à la création de ce lieu je reconnait des plantes japonaises, dont le bambou (passion bambou) et les momiji.

Comme un souvenir du Japon

Même en connaissant la réputation du jardin, je n’imaginais pas qu’il y avait autant de variété de fleurs différentes autour du bassin.

Notre oeil est sans cesse attirée par des formes et des couleurs différentes. Je ne reconnais presque rien, mes connaissances florales étant quasi nulles mais cela ne m’empêche pas d’apprécier le lieu.

On reconnait plusieurs éléments que l’on retrouve dans les tableaux, comme les fameux ponts verts ou encore les nénuphars et les fleurs de lotus.

3. La Maison de Monet

La visite continue par la maison de Monet et le jardin qui l’entoure. Nous commençons par la maison.

La maison de Monet

Dans le hall on trouve de nombreuses reproduction des tableaux du peintre.

La visite se fait assez rapidement, la maison n’est pas très grande mais très bien meublée et agréable à parcourir.

J’apprécie particulièrement la lumineuse cuisine (bien que trop jaune) et les carreaux qui ornent la crédence.

On retrouve la passion de Monet pour le Japon à travers une collection d’estampes exposées sur les murs.

Le mont Fuji enneigé

On termine notre visite par les jardins devant la maison, c’est ici qu’on trouve le plus de fleurs, toutes plus magnifique les unes que les autres.

4. Le village de Giverny

Après cette visite, on décide d’aller visiter le village. Nous visitons le Musée des Impressionnistes qui possède une collection permanente autour qui peintres qui ont été influencés par Monet. On y retrouve aussi quelques oeuvres dudit peintre.

Le musée possède également un magnifique petit jardin, créé par le peintre paysagiste Mark Rudkin.

En flânant, on passe devant les « Gourmandises de Giverny » et on ne peut pas s’empêcher de s’arrêter tant la vitrine est alléchante. On fait une pause goûter alors que le soleil est en train de s’installer.

Aussi beau que bon !

On finit notre promenade dans le village fleuri avant de faire le chemin inverse pour retourner à Vernon prendre le train.

Je suis très contente d’avoir pu découvrir le célèbre jardin et finalement j’ai même envie d’y retourner pour le découvrir à d’autres moments, au printemps, en automne ou par beau temps. Je suis sûre que les impressions sont très différentes.

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