Lors de mes vacances à Hendaye, j’ai pu faire plusieurs visites et excursions à la journée. J’ai découvert une région aux paysages très diversifiés.

Sommaire :
- Traverser la frontière pour aller à Fontarrabie
- Visiter Saint-Jean de Luz et Ciboure
- Le sentier du littoral : Saint-Jean de Luz à Hendaye
- L’ascension de la Rhune
1.Traverser la frontière pour aller à Fontarrabie
Le premier soir de mon arrivée, nous avons traversé la Bidassoa pour nous rendre de l’autre côté de la frontière. De nombreux bateaux font la navette entre Hendaye et Fontarrabie, la traversée dure une dizaine de minutes.

Une fois de l’autre côté, on retrouve les maisons basques en plus grand nombre qu’à Hendaye. Le quartier proche du port est très animé, on est bien au moins d’août.

Après notre repas dans un restaurant de tapas (évidemment), nous visitons la ville à la nuit tombée. Je n’y ai passé que peu de temps mais Fontarrabie est une ville très intéressante qui mérite qu’on s’y attarde, notamment en journée lorsque les bâtiments sont ouverts.
La ville est construite toute en hauteur et les rues sont assez pentues.

Une fois arrivé au sommet, on profite de la vue depuis l’Arma Plaza où l’on trouve une citadelle, un château (qui ne se visite pas) et l’église Santa Maria non loin.


2.Visiter Saint-Jean de Luz et Ciboure
Ces deux villages situés non loin d’Hendaye sont très jolis et également très fréquentés l’été. De nombreux touristes s’amassent sur la plage de Saint-Jean-de-Luz mais le centre ville vaut largement le détour, même s’il y a aussi beaucoup de monde.

On trouve de nombreuses maisons traditionnelles dans le centre historique ainsi que quelques bâtiments remarquables, notamment l’église Saint-Jean-Baptiste dans laquelle eut lieu de mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse de Habsourg en 1660.

Dans la continuité, il est possible de visiter la maison où a séjourné Louis XIV lors de son mariage (ne l’ayant pas fait, je ne peux donner mon avis). On peut également voir également la belle maison où logèrent l’Infante Marie-Thérèse et sa mère, Anne d’Autriche.

Le village propose également de nombreuses excursion en bateau qui permettent de profiter de la vue sur la plage et la Rhune.


Il est possible de se rendre en bateau à Ciboure, l’autre village situé juste en face, en traversant la Nivelle. Celui-ci possède également de belles maisons anciennes.

3. Le sentier du littoral
Comme presque partout sur les littoraux français, le Pays Basque comporte aussi de nombreux chemins piétons qui relient les villes en elles.

Nous avons emprunté celui qui relie Saint-Jean-de-Luz à Hendaye pour un trajet de 12km à pied.
La totalité du sentier relie Bidart à Hendaye sur 25km mais il est possible de le rejoindre partout sur la côte pour faire le morceau que l’on veut.
J’adore longer les littoraux et c’était une expérience que j’avais déjà pu faire en Normandie, un de mes rêves secrets est de parcourir tous les chemins de France tant j’aime ce type de paysage.

Le chemin n’est pas difficile à trouver du côté de Ciboure mais le début n’est pas très agréable et longe une route très fréquentée pendant les premiers kilomètres.
Après cela on se rapproche de la mer et on profite vraiment de la verdure et des paysages, sans jamais s’éloigner du bord.

J’ai vraiment été surprise par la diversité de la végétation au Pays Basque, et le chemin du littoral en est un bon exemple puisque l’on voit des paysages variés sur une petite distance.

Je retiens notamment les strates de roches que l’on trouve un peu partout et qui rendent le paysage assez sauvage, puisque la côte n’est pas aménagée en plage.
J’aime beaucoup ce contraste de la végétation verdoyante qui rencontre la roche brute pour ensuite finir dans la mer. Cela donne un mélange de couleurs et de formes très différentes.

A part quelques moments dans des fourrés, l’horizon est assez dégagé, ce qui permet de profiter de la vue jusqu’à Hendaye et de voir la ville se rapprocher petit à petit.
Le ciel était plutôt couvert le jour de notre sortie et c’était parfait car il y a très peu d’ombre sur ce sentier.


Vers la fin du trajet, on rejoint la route au niveau d’Hendaye. Si vous souhaitez rejoindre le centre ville, vous pouvez continuer. Mais ce n’est pas très bien aménagé pour les piétons et la route est très fréquentée.
Il est possible de continuer sur le chemin en passant devant le « Comité Central Entreprise SNCF », un grand bâtiment qui ressemble à un hôtel avec un toit rouge. N’hésitez pas à entrer dans la cour, passer devant et vous diriger vers les petits escaliers au bord de la mer qui rejoignent la suite du sentier.
Nous avons découvert ce passage un peu par hasard et c’était bienvenu ! La suite de la promenade permet de rejoindre le jardin du château d’Abbadie et d’admirer l’édifice de loin.

Le sentier se termine tout au bout de la longue plage d’Hendaye. A ce niveau il n’y a presque personne et on voit le paysage qui se mélange, entre la végétation, la roche, le sable et l’eau. Cette partie est assez courte mais j’ai vraiment apprécié ces paysages qui annoncent la fin du sentier.

4. L’ascension de la Rhune
La Rhune est la plus haute montagne de la chaîne du même nom. Elle culmine à 900m, et on la voit de très loin sur tout le littoral. Elle est d’ailleurs présente sur une partie de mes photos.

On a naturellement envie de savoir comment est la vue d’en haut et ma famille était d’ailleurs tentée par l’ascension depuis longtemps.
Comme c’est le cas pour beaucoup de montagne touristique, il existe un petit train qui vous emmène au sommet et dont je ne parlerai pas car nous l’avons fait A PIED.
Si vous lisez ce blog, vous savez que je ne suis pas une grande sportive (c’est le moins qu’on puisse dire) mais que j’aime marcher et surtout grimper en haut des trucs parce que les vues c’est super chouette, même si je râle tout le long. Vous pouvez retrouver toutes les informations à propos du train et des sentiers le site internet. Il existe différents parking qui permettent de partir plus ou moins haut sur la montagne, tout est indiqué.
Trève de suspens, je vous fais le bilan tout de suite. On s’est émerveillé mais c’était quand même la galère. La faute surtout au mois d’août car il n’y a aucun arbre sur la majeur partie de la randonnée. Je pense qu’elle est beaucoup plus agréable en automne ou au printemps, quand il fait moins chaud et que le soleil tape moins fort.

Pour moi l’ascension se divise en trois parties. La majorité se fait sur des chemins de terre plutôt larges. Les petites pierres roulent un peu sous les pieds mais c’est globalement plutôt aisé, même si je n’aurais pas dit non à des bâtons de marche.

On ne perd pas des yeux le sommet et on profite également d’une jolie vue sur les alentours.

Il y a un peu de monde sur le chemin mais globalement l’ascension reste tranquille. J’ai tout de même l’impression que la majeure partie des gens prennent le train.

Ensuite on passe sous une forêt qui permet d’avoir enfin un peu d’ombre. Beaucoup de randonneurs faisaient une halte à cet endroit, ce qui fût aussi notre cas.
Malheureusement de mon côté je n’ai pas pu rester assise très longtemps car je me suis rapidement faite attaquée par des taons sur mes jambes nues. Et visiblement je n’étais pas la seule. Ce qui est assez étrange car c’est la seule fois où j’ai eu ce problème.
Derrière la forêt on arrive à la dernière partie de l’ascension et attention car c’est ici que ça se complique vraiment.

En effet, le chemin disparait pour laisser les randonneurs un peu démunis à flan de montagne, cherchant un passage entre les rochers. C’est raide, c’est en plein soleil et comme tout le monde ralenti ça embouteille un peu.
Nous avons trouvé cet endroit vraiment traître, surtout pour les gens qui ne sont pas bien équipés (on a vu certaines personnes en sandales en difficulté) ou qui ne sont pas en bonne condition physique. En tout cas de notre côté, c’était un gros pic de difficulté, surtout à la fin de la randonnée, lorsque l’on est déjà fatigué.
Néanmoins nous n’avons pas renoncé, petit à petit nous sommes arrivés au bout. Et finalement ça valait le coup, car la vue est magnifique !

Le sommet de la Rhune est assez vaste et très aménagé, on y trouve un restaurant, un bar, une terrasse, une boutique, etc … On rejoint tous les touristes qui on pris le train. Mais l’espace est assez grand pour se pas se marcher dessus et il est encore possible de se déplacer pour admirer différents points de vue.



Je suis contente d’avoir fait cette randonnée même si, encore une fois, je la recommande plutôt hors saison ou alors très tôt le matin pour le pas souffrir de la chaleur.

Avec ces quelques jours j’ai donc eu l’opportunité d’explorer une partie du Pays Basque et de découvrir des paysages diversifiés. Mais le Pays Basque est très vaste et j’aurai encore l’occasion de visiter de nombreux lieux lors de mes prochains voyages.
En attendant,voici d’autres idées d’endroits que j’avais envie de visiter, sans en avoir le temps.
- Côté français :
- Les petits villages basque tels que Saint-Jean-Pied-de-Porc
- Bayonne
- Biarritz
- Côté espagnol :
- San Sebastian
- Le parc Alarar